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C'est avec énormément de regret que je dois partir d'Afrique du Sud. Je laisse derrière moi une partie de ma personne et je reviens le coeur lourd, alourdi de souvenirs et d'expériences riches d'enseignement. Ce n'est pas vraiment la fin espérée pour ce blog et c'est la raison pour laquelle je vais continuer de l'alimenter en commentaires personnels. Ce sera une parenthèse de six mois dans ma vie, un tremplin qui, je l'espère, me propulsera dans l'hémisphère sud pour la saison 2010 et plus. Je ne peux me départir de ma vie sud africaine maintenant. Ma fiancée habite toujours là bas, ma famille également. Je ne suis plus simplement le touriste explorateur, je suis aussi une partie du rouage sud-africain. Une fois qu'on a visité ce pays, on ne peut pas dire en rentrant que le voyage a été formidable, que c'est une belle contrée ; bien sûr que le pays est magnifique et que je conseille à n'importe qui de s'y rendre. Mais s'il vous plaît, partez-y dans l'optique de découvrir une culture vivante, rencontrer les gens, blacks, blancs, métisses ou indiens. Fondez vous dans le moule des coutumes locales. Disparaissez dans le chaos des rues de Cape Town. Fuyez les organisations touristiques qui vous font découvrir l'Afrique du Sud sous le biais des safaris, lodges 5 étoiles et autres parcours pour golfeurs. Non ce n'est pas l'Afrique du Sud! Je crois avoir cerné l'identité nationale, ce qui fait que chaque individu est fier d'appartenir à cette nation. N'ayez pas peur de la différence.
Le ton peut paraître péremptoire mais c'est comme cela que je vois l'Afrique du Sud. J'ai honte du système gouvernemental pourri par les corruptions, de la criminalité qui tache les rues, du racisme encore ambiant, mais le pays est tellement plus attractif pour moi que toutes ces raisons cumulées ne pourraient me changer l'idée que la Nation Arc En Ciel reste un exemple de leçon de savoir vivre.
Je suis quand même heureux de rentrer en France, de retrouver son calme rural, de revoir la famille et les amis. Je n'oublie rien de ce que je vois et je suis curieux de tout, alors ce n'est pas impossible que je continue de voyager.
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Publié à 09:56, le 20/07/2009, Mots clefs : |
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Calitzdorp Winery :
· Chardonnay 2008 (rendement 15T/ha, 4g de sucres résiduels, élevé sur copeaux) : la bouche est très ronde avec des notes caramel assez prononcées, très facile à boire. 24R.
· Touriga Nacional 2008 (rendement 10T/ha) : très fruité mais l'ensemble manque d'ampleur. 28R.
· Muskadel 2007 (TA: 15%, AT: 5g/L, Sucres: 220g) : le nez s'exprime intensément sur le miel ; la bouche est très grasse mais reste malgré tout fraîche. Pas très long. 33,50R.
· Ruby Port (en barriques françaises pendant 6 mois, Sucres: 100g, rendement 6-10T/ha) : très fruité myrtille, mûre ; la finale est épicée et un peu légère. Très bon rapport qualité prix pour 31R.
· Cape Vintage Port 2008 (18 mois en barriques françaises, TA:20%, rendement 6-10T/ha) : l'ensemble est plus lourd et complexe que le ruby, plus astringent et puissant. La finale reste assez courte. 41R.
Les vins sont dans l'ensemble assez légers (rendements élevés) mais présentent de bons rapports qualité prix.
TTT Cellar :
· Shiraz 2007 : très rond et fruité, trame un peu légère mais la finale est intense. 50R
· Cabernet sauvignon 2006 : joli fruité mais la trame est trop légère et fluide pour 2 ans de bouteille. Ne tient pas la distance à mon avis. 45R
· Hilltop Blend 2007 : épicé, fruité mais encore manque de densité ; la finale est malgré tout équilibrée. 40R
· Cape Vintage Port 2007 (blend de Touriga Nacional, Tinta Barocca et Souzao) : la trame est toujours un peu légère, très rond et alcooleux. 80R.
La gamme est intéressante mais manque de densité pour faire des vins corrects.
De Krans :
· Chenin blanc 2008 : le caractère fruité est intense et soutenu par une acidité assez mordante ; la finale est assez longue. Très bon rapport qualité prix pour 23R.
· Sauvignon blanc 2008 : manque un peu de fruité, équilibre acide ; la longueur reste néanmoins satisfaisante. Prix NC.
· Sauvignon blanc/Viognier 2008 : gras et fruité ; le viognier apporte des arômes et de la rondeur. 29R
· Pinotage 2007 : très intense au nez (notes fraîches de cuir et de cerise) avec une belle bouche équilibrée. 35R
· Tempranillo 2006 : la bouche est moyennement dense mais le fruité est sympathique (quoique la bouteille ait été ouverte depuis longtemps). 38R.
· Tinta Barocca 2006 : le nez est très joli sur des arômes de prune et d'épices ; la bouche est ronde et équilibrée. Bonne matière première et prix imbattable. 30R.
· Touriga Nacional 2007 : la couleur est plus soutenue que le Tinta Barocca, les arômes sont plus fins et plus intenses (chocolat, épices, poivre). La bouche est également plus dense et plus puissante. 42R.
· Red Stone Reserve 2005 (blend de Touriga Nacional et Cabernet Sauvignon) : les arômes sont fins mais la bouche est moins dense. L'ensemble est malgré tout équilibré et le fruité est élégant. 68R.
· White Port : très gras et puissant, néanmoins un peu déséquilibré sur l'alcool, finit sur des arômes beurrés, noisette. 32R
· Ruby Port : un peu lourd ; la finale manque un peu d'équilibre. 34R
· Tawny Port : les arômes ne sont pas d'une grande complexité mais la trame est fraîche et équilibrée avec une finale sur des arômes curry/noix très longue. 60R.
· Vintage Port 2007 : ma dégustation a été gênée par un léger goût moisi dû peut être au bouchon ; malgré tout les arômes sont plus complexes et la bouche est plus équilibrée sur l'alcool. 55R.
· Vintage Reserve Port 2005 : Extrêmement bien équilibré, les arômes sont plus complexes (boîte à cigare, épices, fruits à l'eau de vie) ; la bouche est dotée d'une longue finale souple avec des tanins bien intégrés. Sans doute la vedette du domaine. 120R.
On est une gamme au-dessus avec ces vins. Le Vintage Reserve Port mérite le détour pour la dégustation.
Je n'ai pas eu le temps de visiter Boplaas mais son winemaker et celui de De Krans sont cousins. On peut donc établir une corrélation de qualité entre les deux domaines, d'autant que Boplaas est réputé pour ses nombreuses médailles et prix dans les concours de dégustation.
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Publié à 18:02, le 6/07/2009, Mots clefs : |
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C'est lundi un peu en retard qu'on décide avec Chris de partir pour un road trip de quelques jours. Le temps clément nous a aussi incité à prendre la décision. L'objectif est de rouler sur une partie de la route 62 jusqu'à Calitzdorp, vers l'Est, et de redescendre sur la Garden Route (N2) en direction de Port Elizabeth. De là, notre voyage nous conduira vers Victoria West, puis Beaufort West, dans la famille de Chris et retour programmé le dimanche.
Mardi 30 juin :
La route 62 (un peu l'équivalent en miniature de la route 66 américaine) qui s'étend de Robertson à Port Elizabeth est célèbre pour ses vins et ses brandys. Elle est aussi la route des vins la plus longue du monde. Elle nous conduit donc le mardi matin sur des routes escarpées passant pas Montagu, puis s'ouvre sur des paysages plus vastes après Barrydale et les premières montagnes enneigées (Klein Swartberg) de Ladismith, en particulier le Bewitched Peak (Towerkop) et le Seweweekspoort Peak qui culminent respectivement à 2189 et 2325 m (plus haut sommet du Western Cape). On fait un arrêt rapide à Ladismith voir des amis de Chris et on repart directement vers Calitzdorp.
Cette dernière est la capitale sud africaine des red port (portos), avec des terroirs variés depuis les côteaux montagneux de la Swartberg jusqu'à la vallée fertile de Gamka River. Il est donc évident que je m'y intéresse d'un peu plus près. Je fais donc le tour des propriétés en m'arrêtant déguster à la Cave coopérative, à TTT Cellar et De Krans (compte rendu sur le post suivant). On mange un peu plus loin sur la route au Red Stone Hill Park, célèbre pour ses falaises sableuses au reflets rougeâtres. On remonte sur une piste argileuse vers les vallées perdues de Groenfontein et Matjiesvlei. Les vallées ne sont pas les seules à être perdues car on va également se perdre sur une route poussiéreuse croyant qu'elle nous conduira vers le Swartberg Pass. On retrouve finalement notre chemin, mais au détriment du passage par la Swartberg que l'on aura pas le temps de découvrir et on bifurque donc au sud vers Oudtshoorn, en passant par les grottes de Cango Caves, les plus célèbres d'Afrique du Sud (connues également à travers le monde). On arrive à temps pour la dernière visite et on découvre avec étonnement des galeries immenses de stalactites et autres orgues calcaires.
On s'arrête se ravitailler en biltong d'autruche (viande séchée) à Oudtshoorn, capitale d'élevage d'autruche, puis on se rend vers la destination finale du jour, George, située sur la côte océanique indienne et point de ralliement de la N2 (Garden Route) qu'on conduira jusqu'à Port Elizabeth le jour suivant.
Mercredi 1er juillet :
George est connu pour être le paradis des golfeurs. On ne fait pas partie de cette élite avec Chris. On quitte donc George directement dans la matinée pour s'arrêter un peu plus loin à Knysna (une des 100 destinations les plus visitées dans le monde). Des forêts indigènes, le fynbos, ses rivières, montagnes (Outeniqua) et côtes, font de Knysna un petit Eden sur terre. L'espace est célèbre pour son lagon débouchant sur un estuaire étroit. Evidemment, la ville est tout ce qu'il y a d' « Arcachonesque » avec ses casinos, magasins, villas et ses huîtres!
On s'arrête manger à quelques 30 kilomètres après à Plettenberg Bay, avec vue sur la plage longue et son fynbos. On continue de rouler sur la route scénique vers Tsitsikamma (mais bien malheureusement on n'aura pas le temps de visiter Storms River, réputé pour ses gorges et rivières bouillonnantes et cascades). On découvre en revanche par hasard le site de saut à l'élastique le plus haut du monde sur la Groot River et on a la chance de pouvoir s'élancer un courageux depuis le viaduc. La route nous conduit ensuite par Jeffrey's Bay, encore un paradis pour surfers (et une des 5 destinations mondiales pour le surf), sinon pour les quelques ramasseurs de coquillages. Enfin, on arrive à Port Elizabeth en fin d'après midi pour se poser fatigués dans un backpackers du centre historique.
Jeudi 2 juillet :
Port Elizabeth est située sur la Nelson Mandela Bay (Mandela est en effet né dans la région de l'Eastern Cape) et est souvent qualifiée de « ville sympathique », ce qui se confirme par le nombre de touristes à l'année. On a la chance d'être logé dans le quartier historique et c'est donc par le centre qu'on va découvrir PE (ainsi surnommée). Et là, c'est mon point de vue personnel, mis à part quelques bâtiments culturels (l'hôtel de ville, la bibliothèque municipale), et la rue principale avec ses boutiques, eh bien, il n'y a pas grand chose à voir. Ou plutôt si, les quartiers sont riches de maisons colorées, signe d'une population mixe mais beaucoup de maisons semblent abandonnées, les rues désertifiées (en plus des travaux qui abondent). Je repars vraiment déçu. Pour se rattraper, on se rend vers les plages prendre quelques photos (si ce n'est que les quelques baigneurs ont la vue magnifiques des citernes à pétrole plus à l'Est), prendre un échantillon de l'Océan Indien et faire un tour rapide au casino pour perdre 60R!
Il est temps pour nous de repartir de PE et se diriger dans le Karoo à Victoria West. La transition entre les plaines désertes et les côtes riches de l'océan indien se fait depuis l'Olifantsberg Pass. Les routes sont grandioses mais relativement ennuyeuses, en tout cas jusqu'à Graff Reinet, où l'on rentre dans le Karoo.
Les paysages sont vraiment surprenants (notamment au niveau de la vallée de la désolation) et rappellent en un peu plus terne le Colorado américain. On arrive après une longue route à la ferme de Victoria West où la mère et l'oncle de Chris habitent. Un braai de mouton nous attend pour le plus grand plaisir de notre estomac.
Vendredi 3 juillet :
C'est la troisième fois que je me rends à la ferme de Victoria West mais c'est la première fois que je découvre vraiment la vie de tous les jours de ma belle famille. Pas évident avec le peu de moyens dont ils disposent (le transport se limite à une charrette, la maison est tout ce qu'il y a de la case de l'Oncle Tom), mais la vie s'y déroule de manière sympathique et simple ; un vrai retour aux racines qui fait du bien quand on dispose de tout le confort occidental. L'air y est pur et le ciel dégagé, aucune pollution.
Samedi 4 juillet :
On fait quelques courses pour la ferme le matin et on se quitte en fin de matinée pour Beaufort West, où se situe le reste de la famille de Chris. BW est la capitale régionale du Karoo, ville de passage du Grand Trek qui amena les colons du Cap vers les contrées plus lointaines des Free States . On finit la journée relax dire bonjour à tout le monde.
Dimanche 5 juillet :
La tante de Chris et des cousins profitent de la voiture pour partir avec nous. La route est ensoleillée et chaude. Je conduis le plus rapidement possible jusqu'à Laingsburg, car la route entre BW et Laingsbourg est vraiment ennuyeuse (quand on la découvre la première fois le Karoo, la première réaction est WOW! Après, on a envie de le traverser rapidement). J'apprécie plus facilement le cadre de la Hex River Valley à De Doorns avec ses montagnes enneigées et ses vignes sénescentes. Les couleurs sont variées ; magnifique! Ce sera le seul cadre photographique de la journée et on conduit en début d'après midi les cousins à Fisantekraal (c'est en effet les vacances d'hiver ici). On rentre fourbus après 2800km d'expédition dans notre land de Gordon's Bay, pleins de souvenirs en tête.
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Publié à 17:41, le 6/07/2009, Mots clefs : |
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Comme il était prévu à l’origine, je rentre le 15 juillet en France, pour une durée indéterminée. Faute d’avoir trouvé du travail en Afrique du Sud, je me lance maintenant dans la recherche de travail en France. Je n’abandonne pas l’espoir d’un job permanent ici mais cene sera pas avant janvier prochain. J’ai encore le temps d’y penser mais obstiné que je suis, je commence les démarches des maintenant.
Il me reste moins de trois semaines à present. Les jours défilent à une vitesse impressionnante. On s’organise avec Chris pour profiter de ce temps au maximum. Braais entre amis, avec la famille à Fisantekraal, remonter à Beaufort West et Victoria West, redescendre par la Garden Route et la fameuse route 62, peut être visite de Robben Island. Je mettrai des commentaires au fur et à mesure.
Sinon sur les dernières photos rentrées : Hout Bay qui accueille chaque année en mai la Red Bull Big Wave Africa Competition, une des plus grosses competitions de surf. Le cadre est splendide et les vagues impressionnantes.
Pour revenir vite fait au vin, on est également passé par Constantia, le site viticole le plus ancien d’Afrique du Sud, notamment Groot Constantia. Le site est un regal pour les yeux : vue sur la False Bay, au pied des montagnes de la peninsula, superbe! Des restaurants en veux-tu-en-voilà, des maisons style Cape Dutch un peu partout, le petit paradis sur terre. Je finis par goûter les vins du domaine. Eh là, c’est le drame!! J’exagère un peu car la gamme Gouverneur est, on va dire, pas trop mal réussi, mais l’ensemble est cruellement déséquilibré sur l’alcool, avec une surextraction de tannins boisés. Ouh, peut être qu’avec le temps, les vins s’adoucissent mais c’est relativement ingoûtable jeune. Sauvignon Blanc poivronné, red blend tout ce qu’il y a de plus standard... non vraiment je repars déçu.
Autre deception, je compte passer par d’autres domaines : Klein Constantia et Buitenverwachting mais les portes ferment à 13h le samedi. Je ne peux prendre que quelques photos et m’en aller. C’est vraiment anti commercial, mais bon...
Les dernières photos concernent le Rhodes Memorial, sur les flancs de Devil’s Peak, un monument consacré à Cécil Rhodes, president de la De Beer, célèbre compagnie minière à Kimberley. L’édifice a été construit en hommage au projet qu’il s’était fixé de construire une route trans africaine de Cape Town au Caire. Ambitieux! Le monument est tout ce qu’il y a de plus clinquant (du genre le palais Vicor Emmanuel II à Rome), quoiqu’un peu vieillot. C’est surtout pour apprécier la vue sur Table Bay et la banlieue du Cap que les gens montent au memorial.
Je promets de continuer à envoyer quelques messages avant de repartir.
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Publié à 13:31, le 29/06/2009, Mots clefs : |
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Le Wacky
Wine Festival de Robertson est un événement annuel incontournable dans la
sphère viti-vinicole sud-africaine. Cette année, il se déroulait sur une
période de 4 jours du jeudi 4 au dimanche 7 juin. C'est avec un ami de Grabouw,
Mickael, que je décide de m'y rendre le samedi, sans doute avec le plus
d'affluence que le festival pouvait attirer. La journée est finalement
ensoleillée, ce qui n'était pas gagné étant donnée une des semaines les plus
pluvieuses enregistrées depuis l'arrivée automnale.
C'est la
sixième édition de ce festival. Chaque participant se munit d'un passeport avec
lequel un verre est offert en plus de détails sur les domaines à visiter et les
plans nécessaires. La région de Robertson se découpe en 4 localités : Robertson
même, Ashton, Bonnievale et Mac Gregor. Au total, 47 wineries ouvrent leur
porte.
Il nous est
difficile avec Michael de découvrir l'ensemble des caves. On se concentre donc
sur les wineries de Robertson de l'extrémité Est vers Bonnievale jusqu'à la
pointe Ouest sur la R60.
On commence
donc par un arrêt à la superstructure Van Loweren et sa multitude de vins
(doux, secs, mousseux, fortifiés). Les prix sont très abordables mais la
qualité n'est pas nécessairement au rendez vous. Les blancs sont excessivement
acides. Il y a surabondance autour des comptoirs de dégustation. J'abandonne de
goûter les rouges et je goûte juste au red port que Mickael s'est servi. C'est
un peu mieux mais la bouche est vraiment light.
On se
déplace vers un autre célèbre domaine de la région : Bon Courage. Le nom
français pourrait inspirer la qualité mais l'objectif du domaine est clairement
plus marketing que qualitatif. La propriété appartient à la famille Bruwer. Ils
sont reconnus pour produire parmi les vins les plus fins de la Robertson Valley.
Là aussi, un choix de vins impressionnant s'offre à nous. On essaie de goûter à
l'ensemble de la gamme. Les blancs sont toujours sur un équilibre acide ; un
peu plus de complexité aromatique s'offre au palais. Les rouges sont plus
intéressants ; le red blend d'entrée de gamme, Like Father Like Son, présente
des qualités de fruit mais la finale est très courte et l'ensemble manque
cruellement de densité. On va donc directement vers le haut de la gamme avec
les Shiraz et Cabernet Sauvignon 'Inkara' ; le shiraz est surement leur
meilleure production avec des belles qualités de densité et d'arômes épicés et
fruités ; le cabernet sauvignon manque malheureusement de maturité avec un goût
poivronné plus qu'irritant. On se déplace vers les vendanges tardives et les
vins fortifiés. Les prix sont vraiment cassés (équivalent à 2,50euros) et
finalement, malgré la faible complexité, les vins se goûtent facilement et
laissent une bonne impression au palais, notamment leur White Muscadel. On
s'arrête avant de partir au stand des mousseux.
Leur méthode cuve close
(Charmat), ce qu'ils appellent le Blush, un vin doux rosé pétillant, marche du
feu de Dieu et les bouchons pètent en tous sens. Je goûte donc et à part le
sucre et un goût évoquant la fraise, je ne trouve pas vraiment d'intérêt. Je
dirais qu'à la fin d'un repas vraiment trop arrosé, où l'envie de boire dépasse
tout entendement moral, ce mousseux pourrait parfaitement convenir. On goûte
également une méthode Cap Classique (l'équivalent de la méthode champenoise) Jacques
Bruère Blanc de Blanc 2006. Plus complexe et fin, mais la moussabilité en
bouche est un peu trop prenante et cache la vraie qualité du vin.
Prochaine
étape : Springfield. On s'arrête par curiosité sur la route à Cloverfield. Pas
grand chose à noter du point de vue qualité. Les vins ne sont pas chers certes,
mais sont relativement insipides. On ne reste pas longtemps et on se dirige
finalement vers Springfield.
Sur place,
le décor est planté. Une batterie de ferrari de différents modèles, rangés à proximité
de la cave, attire les touristes. On prend quelques photos d'usage et on se
rend à la salle de dégustation. Enfin, les vins nous laissent une impression
plus que raisonnable. Seulement (je dirais) cinq vins sur les sept de la gamme
sont à déguster. Deux sauvignons blancs, un chardonnay, un Bordeaux Blend, et
un Cabernet Sauvignon. Les sauvignons blancs (Life from Stone et la Spéciale
Cuvée issue de vignes plus anciennes) sont remarquables de fraîcheur et
d'intensité mais le style est clairement tourné vers un 'New Zealand Style',
vers des arômes d'asperge et poivron. Le Wild Yeast Chardonnay est
impressionnant de finesse et est sans doute une des révélations de la cave. Le
blend, The Work of Time, est l'autre révélation, avec un équilibre fruité souple
et long en bouche. Le cabernet sauvignon est également intéressant mais plus
jeune et encore sur des tanins serrés. Springfield est sans doute le meilleur
domaine qu'il nous sera donné de visiter dans la région aujourd'hui.
L'heure
tourne ; on revient sur Robertson manger un morceau et boire une bière pour se
rincer la bouche. Immédiatement dans la foulée, on visite la fameuse Robertson
Winery, la plus grosse structure vinicole d'Afrique du Sud. Il est difficile de
quantifier le volume produit tellement il est immense mais les raisins
proviennent d'une 40aine de fermes environnantes. Là encore, la variété est
impressionnante, et quelques vins de la gamme 'selection of vineyards'
s'avèrent intéressants. De là à dire qu'il s'agit des vins les plus fins, il y
a un pas important.
Mickael me
pousse pour aller faire une dégustation de brandy à Klipdrift, une des
distilleries de la “Brandy Road”, et située juste à côté de la Robertson
Winery. On tente de s'insérer à une dégustation (3 brandys : 3, 7 et 21 ans d'âge,
plus un prémix typiquement sud africain type Brandy Coke). Mais il faut payer
et on décide finalement de s'envoyer un brandy au bar organisé spécialement
pour l'occasion. Je
goûte leur édition classique 3 ans d'âge sur un peu de glace. Ce verre aura pour seul effet de me réchauffer, ce qui est déjà pas
mal car le temps se rafraîchit.
Avant de
quitter Robertson, on fait un tour à pied à l'autre cave coopérative,
RoodeZandt, juste pour apprécier le spectacle d'une piscine remplie de vin
rouge, et à la disposition des quelques volontaires acharnés. Par chance, deux
Boers se jettent dedans par pur plaisir et nous offrent le spectacle escompté.
Sur la
route du retour, on ne peut clore le festival que par la visite de Graham Beck,
sans doute le domaine le plus connu de la Robertson Valley. La cave est
relativement moderne et les sols cultivés sont particulièrement intéressants.
Le domaine est fameux pour ses méthodes Cap Classique, parmi les plus fines
d'Afrique du Sud. Effectivement, la dégustation de leur blancs de blancs nous
laisse une impression plus que satisfaisante. A noter la qualité des shiraz, et
notamment la cuvée Janus, un blend de 95% Shiraz et 5% Viognier. On n'aura pas
le temps malheureusement le temps de goûter le reste de la gamme, il se fait tard
et il est largement temps de rentrer, le ventre bien rempli et le coeur léger.
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Publié à 12:21, le 8/06/2009, Mots clefs : |
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La saison hivernale est d'ors et déjà commencée ici. Les températures ne chutent pas de manière extrême mais elles ne décollent plus ; le climat est typiquement océanique avec des pluies régulières. On ne peut pas non plus avoir le beurre, l'argent du beurre et le cul du fermier comme dirait Stéphanie, très chère normande.
On profite donc avec Chris, lorsque cela est possible, de se promener quand le temps est clément. Dernière promenade en date : la Helderberg Nature Reserve, située comme son nom l'indique au pied du massif de l'Helderbeg à Somerset West. Cette visite n'a rien d'exceptionnel mais elle me permet d'écrire un post sur les paysages classiques rencontrés dans cet espace méditerranéen.
Les sols dans la région sont relativement pauvres : souvent dérivés de « Sables de la Table Mountain », donc siliceux voir quartziques et donc pauvres en nutriments.
La flore qui s'y développe est de type garrigue méditerranéenne, ce que les Sud Africains appellent le fynbos. Les plantes qu'on y retrouvent classiquement sont les protées, les bruyères (muscaris, ericas), quelques bulbes de type watsonia, des buissons denses (Leucospermum, Leucadendron sp.) ainsi que des plantes grasses.
La faune est également variée et protégée dans cet espace : il est facile de croiser différentes variétés d'antilopes (Grey Duiker, Grysbok, Steenbok, Bontebok...), de tortues terrestres, mais aussi des espèces de serpents venimeux tels que le cobra du Cap ou encore la vipère commune. La réserve est assez réputée également pour ses 169 espèces d'oiseaux à observer.
La zone est bien aménagée et permet de circuler sur circuits dégagés avec vues superbes sur les Hottentots Holland Mountains, sur l'ensemble de la False Bay et Cape Point. J'en profite donc pour prendre quelques photos à partager avec vous.
En ce qui concerne le vin, j'espère participer prochainement au Red Port Festival de Calitzdorp le week end du 6 et 7 juin. Calitzorp est située sur la célèbre Route 62, à mi-chemin entre Cape Town et Port Elizabeth. Cette route touristique, je l'ai appris à ma grande surprise, est la route du vin la plus longue du monde. Elle n'est pas réputée que pour ses vins mais aussi pour ses paysages spectaculaires. Avant de repartir en France, j'ai donc envie de me régaler un peu.
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Publié à 04:14, le 28/05/2009, Mots clefs : |
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Cela fait longtemps que je n'ai pas laissé de message sur le blog ; j'ai décidé d'y remédier aujourd'hui.
La situation ici ne s'est pas vraiment arrangée. Je n'ai toujours pas de piste sérieuse de travail et depuis deux semaines trotte dans ma tête l'idée de partir dans un autre pays. La Californie me paraît être un bon palliatif à mes problèmes. Je commence donc à entreprendre des recherches dans ce sens. J'ai quelques contacts par les amis ayant travaillé là-bas les précédentes saisons et ça pourrait être une bonne expérience que de comparer les méthodes de travail d'un pays anglophone à un autre. Hier soir, j'ai discuté presque une demi-heure avec un winemaker de la Napa Valley qui m'a confirmé l'envie de partir.
Mon gros souci est de laisser derrière moi Chris avec qui j'ai approfondi une relation plus que sérieuse ces derniers mois. Pour des questions essentiellement financières, il serait difficile pour elle de me suivre ou même de venir pour une courte période en Californie. L'idée est donc qu'elle continue son expérience en hôpital les prochains mois en Afrique du Sud, qu'elle passe son examen avec succès, après quoi elle pourrait trouver du travail à l'étranger. On a tellement vécu sur une relation à distance depuis 2004 que partir de nouveau est à la fois une frustration pour nous deux mais n'est pas non plus insurmontable.
De plus, la saison aux Etats-Unis prendrait fin au mois de Novembre ; je rentrerais en France à ce moment-là et Chris pourrait me rejoindre pour la fin d'année (si j'arrive à entreprendre les démarches nécessaires pour la faire rentrer en métropole, vu les casse-couilleries administratives françaises). On pourrait rentrer en janvier prochain en Afrique du Sud (j'aurais déjà des pistes possibles pour travailler à Kanonkop). Ce sur quoi un départ potentiel vers la Nouvelle-Zélande serait envisageable.
Tout cela est du domaine du fictif et j'attends d'avoir des confirmations de part et d'autre pour prendre des décisions arrêtées. En attendant, il est bon d'avoir en tête des plans pour le futur, sans s'enfoncer dans le commun des jours qui se suivent et malheureusement se ressemblent un peu trop.
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Publié à 04:11, le 28/05/2009, Mots clefs : |
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Voici un compte rendu de mes dégustations autour de Somerset West.
Domaine Lourensford et Lanzerac :
Situé auprès du célèbre domaine Vergelegen, sans doute une des plus vieilles propriétés d'Afrique du Sud puisque datant de 1700. Cette année, une partie des vignes n'a pas été épargnée par les incendies qui sont propagés depuis les hauteurs de Gordon's Bay jusqu'aux monts de l'Helderberg. Une partie du foncier viticole est partie en fumée...
· Sauvignon blanc 2008 (Five heirs) : équilibre floral/exotique, bonne densité de bouche et finale légèrement beurrée/noisette ; une bonne entrée de gamme pour 40R
· Viognier 2008 : nez très typé fleur d'oranger, mandarine, feuille de thé ; bouche encore marquée par l'élevage en barrique, grasse et ronde avec une finale sur des arômes de torréfaction. Un excellent rapport qualité prix pour 70R
· Shiraz 2005 : très ouvert sur des fruits mûrs voire confiturés ; souple et très épicé, les tanins sont encore assez vifs et je regrette un peu la finale un peu courte ; très alcooleux – 50R
· Cabernet Sauvignon 2003 : (14 mois d'élevage en barrique avec 50% de neuf) le nez statique est assez vert, plus complexe à l'agitation (réglisse, suc de viande) ; l'attaque en bouche est souple avec une montée d'acidité en milieu de bouche ; les tanins sont encore un peu vifs et la finale est moyenne sur des arômes de torréfaction/épices. A mon avis manque un peu de matière et de densité pour 50% de barriques neuves – 80R (le prix est néanmoins raisonnable)
· Cuvée 1700 2005 (14 mois d'élevage en barrique avec 50% de neuf) - 75% Cabernet et 25% shiraz : le nez est élégant et complexe (évoque un peu la cerise à l'eau de vie) ; l'attaque est souple et les tanins sont déjà soyeux ; belle évolution sur des fruits mûrs alcooleux. Finale moyenne chaude et épicée. Un joli compromis qualité prix pour 140R
J'ai pu goûter le Pinotage 2007 de la gamme Lanzerac, au festival Fromages et Vins de Paarl le vendredi 24 avri, qui m'a laissé une impression assez mitigée : le fruit est légèrement outrepassé par les arômes plus cuir, épicés et les tanins sont vifs marquant la finale par beaucoup d'astringence. 89R
Egalement au même festival, j'ai pu goûter leur Honey Liqueur (sorte d'hydromel fortifié à l'alcool) : il faut aimer le miel! Néanmoins, moi qui ne suis pas un grand amateur de miel, j'ai trouvé beaucoup de fraîcheur et de complexité, de longueur en finale ; je trouve l'idéé intéressante pour 98R
Au final,je ne pas trouvé de perles à Lourensford, mais des vins agréables à boire sur l'instant et de bons rapports qualité prix. A conseiller.
Domaine Morgenster :
Le domaine est également situé juste à côté de Vergelegen. Les propriétaires sont italiens, ce qui explique la présence de cépages tels que le sangiovese ou le nebbiolo. La gamme ne comprend que trois vins mais j'ai compris très vite qu'on a affaire à de la grande qualité.
· Tosca 2006 (60% sangiovese, 20% cabernet, 20% merlot – élevage 18 mois en barrique) : nez très élégant frais et floral typique du sangiovese (rose séchée, légèrement poivré), attaque très souple en bouche, tanins déjà soyeux et finale ronde épicée sur des fruits mûrs voire un peu cuits. Très belle entrée de gamme.
· Lourens River Valley (Bordeaux Blend 70% merlot, 10% cabernet sauvignon, 10% cabernet franc, 10% petit verdot) : sans doute le vin le moins buvable en ce moment, vert au nez, paraît assez déséquilibré en bouche avec des tanins très serrés. La finale est cependant très longue. A attendre à l'évolution. 135R
· Bordeaux Blend Morgenster(70% merlot, 30% cabernet) : nez passionnant de complexité aromatique (toujours légèrement marqué par de la verdeur), la bouche est parfaitement équilibrée et déjà soyeuse, la finale est ronde et longue, un peu chaude (14,5% d'alcool). 316R
Les vins sont de très belle facture. A réserver pour les occasions spéciales.
Domaine Flagstone :
La cave est sans doute celle située le plus près de l'océan, à approximativement 400m, dans un bâtiment industriel sans classe particulière. La gamme est très large avec des vins à bas prix pour l'export (Kumala range), pour la vente en supermarché (Fish Hoek Range), des prix évolutifs pour la gamme Foundation.
Il n'y a pas à proprement parler de propriété viticole. Ils achètent directement les moûts pour les gammes économiques et travaillent les raisins qu'ils achètent de fermes environnantes pour la gamme « qualité ».
Autre point également remarquable. Tous les vins, excepté Mary Le Bow, sont capsulés à vis!
Kumala Range :
· Chenin Blanc/Chardonnay 2008 : entrée de gamme assez légère sans réelle prétention. 28R
· Merlot/Cab sauv/Shiraz 2008 : joli nez fruité, épicé. Bouche ronde sur le fruit. Excellent rapport qualité prix pour 28R.
Fish Hoek Range :
· Sauvignon blanc 2007 : amer et minéral. Pas passionnant pour 32R
· Chenin Blanc 2007 : densité assez pauvre, toujours de l'amertume. 32R
· Shiraz 2006 : assez léger mais équilibré, épicé, toujours sur le fruit. 32R
· Merlot 2007 : assez ample en bouche, joli fruité, un peu amer en finale. 32R
· Pinotage 2006 : de la matière évoluant sur le palais, toujours en amer en finale. 32R
La gamme est extrêmement simple, même prix, même étiquette amusante avec un squelette de poisson, donc très ciblé marketing sur une clientèle jeune pour des vins faciles à boire et pas chers.
Foundation Range :
· Noon Gun – Dry White Blend 2008 (Chardonnay/Viognier/Sauvignon Blanc) : Aromatique au nez, léger en bouche, minéral et salin en finale. 33R
· Field Day – Pinot Blanc 2006 : légèrement boisé mais très fluide en bouche. Peu intéressant. 40R
· Free Run – Sauvignon blanc 2007 : poivron grillé au nez, assez dense avec une finale saline. Il faut aimer le poivron! 78,50R
· Two Roads – Icon White Blend 2005 (Sauvignon, Sémillon, Chardonnay, Pinot Blanc) : gras et dense mais assez peu équilibré en bouche. Un fourre-tout pour 140R (un peu cher?)
· Longitude – Dry Red Blend 2006 : joli nez fruité et belle matière en bouche. Bon rapport qualité prix pour 46R
· Dragon Tree – Cape Blend (Cabernet/Pinotage/Shiraz/Merlot) 2004. Assez frais et riche. Bon équilibre général. 78,50R
· Writer's Block – Pinotage 2006 : moyennement dense avec une jolie complexité aromatique (fruit/épice/cuir), finale fine et longue. Le prix est malheureusement à la hauteur : 195R
· The Music Room – Cabernet Sauvignon 2004 : très souple, un peu alcooleux, de l'amertume sur la finale. Un peu cher : 200R
· Dark Horse – Shiraz 2006 : bonne fraîcheur générale, fruits mûrs, tanins soyeux, souplesse et équilibre. 200R
· Mary Le Bow – Cabernet/Shiraz/Merlot 2005 (seule bouteille bouchée) : très bien équilibré, longue finale ; de la densité et de la souplesse. 200R
· Last Word – Red Port 2005 (100% Shiraz) : sans intérêt, déséquilibré. 98R quand même!
Que dire de Flagstone? Enormément de vins produits (plus de 2 millions de bouteilles) avec une infrastrucuture assez petite. Je suis rentré un peu dans la cave et je vois que les malos en barrique se font à l'extérieur sous une tente! Parce que l'espace à l'intérieur est trop restreint. La cave est très jeune, une dizaine d'année et seulement 6 ans sur le site actuel.
C'est un peu le bordel pour dire les choses simplement, un petit peu comme l'étendue de leur gamme. La gamme Foundation est un vrai casse tête chinois avec que des étiquettes différentes, des noms différents et surtout des qualités différentes avec des vins sans intérêt particulier et des vins remarquables (Dark Horse et Mary Le Bow, Writer's Block). Le consommateur doit donc faire le tri et aller directement à la cave pour faire son choix (ou être bien conseillé).
Domaine Vergelegen :
La signification de Vergelegen en Afrikaans est « Situated far away » (situé loin) en raison de la distance par rapport au Cap. Historiquement, la propriété a été créée en même temps que Lourensford en 1700 ; elle a appartenu en premier à Willem Adriaan Van der Stel qui en a conçu les moindres détails architecturaux toujours admirables aujourd'hui. Elle a ensuite transité de propriétaires en propriétaires tout aussi prestigieux jusqu'à 1940 la famille Barlows, magnats de l'industrie minière. Depuis 1987, la compagnie Anglo American agit dans la sens de la protection culturelle et environnementale de ce site.
Les vins produits par le winemaker André Van Rensburg sont mondialement connus. C'est donc avec joie que je me rends au Tasting Centre. Evidemment, la dégustation n'est pas gratuite (30R pour 6 vins + 10R pour chacun des blends blanc et rouge, porte drapeau du domaine), l'une des plus chères que j'ai eu l'occasion de voir. J'ai donc décidé de ne pas goûter les blends.
· Sauvignon blanc 2008 – Pas de macération pelliculaire, léger pourcentage de sémillon, élevage en cuve (je ne l'ai pas goûté au domaine, mais dans un resto avec le winemaker de Glenelly) : arômes d'asperges et poivron au nez ; fraîcheur presque mordante au palais et finale moyenne sur des notes plus beurrées, noisettes.. 82R
· Chardonnay 2008 – fermenté en barriques (pour 80 à 100% selon les millésimes) et élevé sur lies pendant 10 mois : le boisé est joliment intégré au nez, très délicat, la bouche est complexe, sur un équilibre acide et la finale est longue et légèrement alcooleuse. 90R
· Sémillon 2006 – élevé 12 mois en fût : Légère réduction au nez mais vite des arômes d'agrumes confites apparaissent à l'agitation (écorces d'orange, citron) avec une légère pointe végétale ; la bouche est grasse, riche et intense mais très bien équilibrée par l'acidité ; la finale beurrée est longue et désaltérante. Quelle bonne surprise!! 159R
· Mill Race 2005 – blend de Cabernet Sauvignon, Merlot et Cabernet Franc, macération sous marc d'environ 3 semaines, malo en barriques et élevage d'environ 14 mois : le nez apparaît assez cuir animal (y aurait-il du Brett là dedans?), l'agitation laisse s'échapper des arômes plus mentholés et fruités ; la bouche est souple avec une belle évolution acide ; la finale est chaude et épicée. La trame est remarquable. Un très bon rapport qualité prix. 66R
· Shiraz 2006 – élevage 14 mois en fût avec 30% de bois neuf : le nez est frais, floral, légèrement épicé (poivre blanc) mêlé aux parfums de pain grillé ; la bouche est assez légère en attaque mais évolue très vite sur une trame tannique intense jusqu'à une finale épicée longue. Excellent. 184R
· Merlot 2005 – élevage 20 mois en fût (3 soutirages) : le nez est marqué par des arômes de prune à l'eau de vie et un peu gâché par un parfum d'herbe coupée ; la bouche est très riche et les tanins déjà souples ; la finale est moyenne à longue. 119R
· Cabernet Sauvignon 2005 – fermentation en cuves ouvertes donc extraction par pigeage, élevage 20 mois en fût (3 soutirages) : le nez est complexe mêlant prune, myrtille, épices douces ; la bouche est souple, plus structurée que sur le merlot et la finale est longue. Très bon. 169R
Je n'ai donc pas eu la chance de goûter les blends de blanc (sauvignon blanc et sémillon, rendements limités à 4T/ha, pressurage direct, fermentation et élevage 10 mois en barriques - 264R) et de rouge (75% cabernet sauvignon, 20% merlot et 5% cabernet franc, les cabernets sont vinifiés en cuves ouvertes – pigées – et les merlots en cuve close – remontées sans aération toutes les 4h –, élevage en barrique pendant environ 21 mois avec 5 remontages - 328R). Egalement présent à la dégustation le Vin de Florence (blend de chenin blanc, muscat, chardonnay et sauvignon blanc – 38R)
La visite est très intéressante et mérite sérieusement le détour ; il est possible de se promener avant ou après la dégustation dans le parc adjacent avec un manoir style Cape Dutch et un jardin octogonal vraiment superbes.
Domaine Post House :
Anciennement une poste locale, le bâtiment a été repris par Nick Gebers qui essaie et réussit à produire des vins fins le plus naturellement possible (traitements raisonnés à la vigne, pas de filtration en vinification, collage éventuel, réduction des doses de SO2)
· Chenin Blanc 2008 : nez complexe de fleurs blanches et d'agrumes, bouche ronde et minérale. Superbe. 65R
· Merlot 2006 (fermenté en cuve ouverte de 20hl, pigées 4 fois/jour) : les arômes sont complexes (légèrement herbe coupée) et la bouche est très structurée. A réserver dans sa cave avant d'apprécier. 95R
· Cabernet Sauvignon 2006 (même traitement que pour le merlot) : arômes complexes de fruits noirs et réglisse, bouche plus souple que le merlot mais très équilibrée. 95R
· Penny Black 2006 (blend de cabernet sauvignon, merlot, shiraz et petit verdot) : nez assez marqué par le shiraz (floral, poivre blanc) mais plus délicat et complexe ; la bouche est superbement équilibrée et la finale longue. Excellent. 120R
Je suis impressionné par la qualité des vins produits ici. Il n'y a pas de chichis pour attirer le touriste (la cave est tout ce qu'il y a de familial, pas de garde barrière à l'entrée du domaine) mais les vins sont parfaitement vinifiés et les prix très intéressants. A découvrir absolument.
Petite anecdote : je sors du domaine et regarde vite fait dans les vignes ; des grappes de chenin encore sur pied et déjà attaqué par de la pourriture noble. Ca sent la petite production privée de vendanges tardives...
Domaine Ken Forrester :
La ferme d'origine, Scholtzenhof, a appartenu longtemps à l'illustre famille Botha, donnée gracieusement en 1689 par Simon Van der Stel. Les premières vignes datent de 1692. Aujourd'hui, Ken Forrester produit un des plus fins vins d'Afrique du Sud, régulièrement récompensés, notamment son chenin blanc.
· Petit Chenin Blanc 2008 (sans élevage barrique) : parfums d'agrumes au nez, rondeur et minéralité en bouche, finale longue et désaltérante. Excellent rapport qualité prix. 30R
· KF Sauvignon Blanc 2008 : nez tropical avec une pointe végétale, très souple en bouche. 50R
· KF Chenin Blanc 2008 (élevage en barriques) : le boisé est discret, la bouche est minérale et fraîche avec plus de texture en finale. Bon rapport qualité prix. 55R
· The FMC 2007 (Forrester Meinert Chenin – élevage 12 mois en barriques) : très marqué par l'élevage ; la bouche est souple et très dense. A attendre un petit peu pour apprécier. 240R
· Petit Pinotage 2008 : extrêmement typé (cuir, chocolat, fruits rouges) avec une très belle matière en bouche qui donne richesse et densité. Excellent rapport qualité prix. 30R
· Petit Cabernet Sauvignon / Merlot 2008 : belle matière en bouche également mais un peu gâché par la verdeur. 30R
· KF Merlot 2005 (élevage 12 mois en barriques) : de la réduction en dégustation (à mettre sur le compte du capsulage sans doute) m'a empêché de réellement apprécier le vin. La bouche est moyennement dense mais riche aromatiquement. 60R
· KF Shiraz / Grenache 2004 (50/50, élevage 12 mois en barriques) : arômes complexes de sous bois et fruits rouges ; la bouche est riche et dense développant des arômes plus épicés ; la finale est longue. Très bon vin. 65R
· The Gypsy 2005 (80% Shiraz, 20% Grenache, 24 mois en barriques) : quelle concentration de fruit et de matière, assez alcooleux. Très bien équilibré mais ma dégustation a été un peu gâché par un léger goût poussiéreux (pourtant capsulage à vis). 240R
Les vins sont très bien réalisés. A noter que l'ensemble de la gamme est capsulée à vis. Seuls le FMC et le Gypsy sont de temps en temps bouchés par des bouchons lièges (dépend du marché visé). J'ai adoré la gamme des Petit (Chenin et Pinotage).
Domaine Grangehurst :
Sur les côteaux de l'Helderberg, à mi-chemin entre Somerset West et Stellenbosch, la cave est toute jeune puisqu'établie en 1992 par Jeremy Walker. Le domaine ne compte que 14ha en plus des raisins achetés pendant la récolte. La capacité de la cuverie est seulement de 90 tonnes, ce qui oblige à réutiliser les mêmes cuves pendant la vendange. C'est un peu au royaume du système D comme en France mais la politique est de produire des vins matures, fins et structurés. La vinification s'oriente sur de la cuve ouverte avec pigeage, élevage très long en barriques de 2 ou 3 vins (jusqu'à 29 mois) et embouteillage le plus tardif possible. Les millésimes à la vente actuellement sont 2001 et 2003!
· Pinotage 2001 : Arômes complexes au nez de fruits noirs et champignons, cuir ; bouche souple avec des tanins soyeux ; la finale est longue. J'en redemande. 100R
· Cabernet sauvignon 2001 : de la fraîcheur et des tanins soyeux rendent ce vin parfaitement équilibré sans avoir une bouche très opulente. L'ensemble est relativement élégant et féminin. 120R
Le Cape Blend Nikela 2001 (Cabernet Sauvignon, Pinotage et Merlot) n'est malheureusement pas à la dégustation (140R). La propriétaire m'explique que le mot Nikela signifie « gratitude pour les aïeux» ; elle rigole quand je lui explique que si on fait la traduction en français, ça donne « Fuck her »!
En résumé, la gamme est très homogène mais assez confidentielle. Il faut donc sauter sur l'occasion pour acheter le Cape Blend ou les cuvées réserves.
Pour résumer tout ça, Vergelegen semble incontournable autant pour les vins que pour l'aspect culturel du site. Mention très spéciale pour Post House qui ne semble pas s'imposer pour son côté oenotouristique mais plutôt par la qualité de ses vins. Les autres domaines restent tout aussi intéressants à visiter. Autant dire que je me suis fait plaisir.
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Publié à 01:44, le 4/05/2009, Mots clefs : |
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La recherche d'emploi ici est comme la Recherche en France : ça avance doucement ! Les employeurs semblent assez frileux d'embaucher quelqu'un. J'attends toujours des nouvelles d'une winery à Hermanus. J'essaie par la même occasion de contacter désespérément une société de filtration sur Stellenbosch qui m'avait promis un entretien. En attendant, le néant... l'ennui...
On ne bouge que modérément avec Chris pour ne pas gaspiller notre quota pétrole.
Notre dernière sortie, c'est vendredi dernier au salon Fromages et Vins de Paarl (au domaine Bien Donné). Super idée de combiner les deux, comme on ne le fait jamais assez en France. Le seul problème est que les stands sont envahis de cheddars et autres goudas. Désolé pour les British et Néerlandais, mais ce fromage est le rebus de la qualité (la plupart du temps c'est de la Holstein qui produit 40L par jour). Mais je diabolise un peu trop le festival, car ma foi il y avait de très bonnes surprises, d'autant que les fromages n'étaient pas seuls à l'honneur : chocolats, miels, olives... toutes sortes de produits d'épicerie (qui, soit dit en passant, est souvent fine alors que les prix sont épais). On a donc transité de stands en stands, de vins à fromages, de fromages à olives, d'olives à vins, etc. Quant aux vins me diriez vous? Comme les fromages, beaucoup à trier ; beaucoup de vins à consommation rapide, l'objectif est clairement de vendre. Cependant, je tombe sur des propriétés très intéressantes et d'excellents rapports qualité prix : les domaines Windmeul (moulin à vent en Afrikaans) et Landskroon de Paarl avec des rouges parfaitement équilibrés et fruités. Etaient également présents Lourensford de Somerset West (que j'ai précédemment goûté au domaine ; compte rendu de dégustation à venir), Boschendal (attrape touriste mais les vins sont corrects), Boschkloof de Stellenbosch (sur Stellenbosch Hills)...
En vérité, on est sorti rassasié, quelques fromages en poches et une bouteille pour la route !
Sur la route du retour, on s'arrête à Glen Carlou (Paarl), une propriété viticole très connue pour la qualité des vins. Je vous fais un commentaire détaillé, c'est magique!
· Sauvignon blanc 2008 : acacia, asperge au nez, belle maturité en bouche, gras et minéral. Nouveau dans la gamme mais déjà prometteur. 65R
· Chardonnay 2008 (élevage 10 mois en barriques américaines et françaises avec 30% de bois neuf) : très vanillé, marqué par l'élevage ; gras et minéral en bouche et beaucoup de fraîcheur. 90R
· Quartz Stone Chardonnay 2007 (élevage 11 mois en barriques 100% françaises et 100% de bois neuf) : très complexe sur des notes florales ; l'équilibre en bouche est fabuleux. A attendre pour réellement apprécier. 275R
· Pinot Noir 2008 (élevage 10 mois en barriques françaises) : sur un fruit explosif, finale épicée et tannique. Classique et efficace. 150R
· Zinfandel 2005 (l'une des 5 propriétés à produire ce cépage dont seulement 2 à 100% en bouteille) : le fruité est intense, la bouche est souple et la finale veloutée. Superbe. 150R
· Syrah 2006 (94% Syrah, 5% Mourvèdre, 1% Viognier) : nez intense et complexe ; la bouche est délicate, équilibrée, finement épicée sur la finale, moyennement persistante. Je pense qu'il s'agit du meilleur rapport qualité prix de la cave. 130R
· Grand Classique 2005 (41% Cabernet Sauvignon, 40% Merlot, 8% Petit Verdot, 6% Malbec, 5% Cabernet Franc – 24 mois en barriques) : belle finesse de tanins, le fruit est envoûtant sans être lourd, la finale est longue. Egalement très bon rapport qualité prix. 120R
· Cabernet Sauvignon 2006 : arômes complexes de fruits noirs, champignon, sous bois, cuir, chocolat. Bouche moyennement dense parfaitement équilibrée et souple. Excellent rapport qualité prix encore. 90R (89 points au Wine Spectator)
· Gravel Quarry Cabernet Sauvignon 2006 : plus de fraîcheur au nez (menthol), arômes plus timides que le petit frère ; la bouche est puissante, ronde, parfaitement équilibrée ; la finale est très longue. A attendre pour réellement apprécier la qualité. 375R
· La qualité des vins est époustouflante. Ils maîtrisent réellement le sujet. A réserver pour des occasions spéciales.
La routine a depuis repris calmement son cours. Je devrais cependant visiter quelques domaines de Somerset West et faire prochainement un compte rendu de dégustation.
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Publié à 01:44, le 4/05/2009, Mots clefs : |
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En plus de ces élections ce 22 avril, quelque chose d'incroyable percute notre petite existence avec Chris. Elle me dit dans la matinée : « go to the police station, I wanna check if they know my father ». Pour résumer, Chris est née sans père et jamais elle ne s'est préoccupée de savoir qui il était jusqu'à il y a quelque mois où elle me parlait d'essayer de le retrouver. Je lui dis que je l'aiderais dans ses démarches mais jamais je pensais qu'elle franchirait le pas après 27 ans.
Cette matinée du 22 avril donc (à 8h44 comme dirait Pierre Bellemarre), on se rend au poste de police de Strand, sachant que les seules informations dont Chris dispose sont son nom, un lieu de résidence et des personnes qu'il était habitué de fréquenter. Les quelques agents qui travaillent (hors des stations de vote!!) nous répondent que les chances sont minces ; on ne possède aucune adresse, aucun document officiel...
On passe à la seconde étape ; Chris appelle sa famille pour obtenir des numéros de téléphones. On transite de tantes en tantes, de cousins en parents et finalement, on parvient à localiser une personne connaissant son père autrefois et vivant à Strand. On lui passe un coup de fil, je sens Chris sur-excitée au téléphone. Je lui demande qu'est-ce qui se passe ; elle me répond que la personne en question connaît très bien son père, donc qu'il est vivant et qu'il vit en plus à quelques maisons de chez elle. Elle propose même de nous accompagner là-bas dans l'après-midi. Banco! En avant Guingamp!
Première rencontre avec son père depuis 27 ans. Chris reste relativement impassible tandis que son père semble plus ému. On fait connaissance chez eux. Il a 50 ans, marié, trois enfants, continue de travailler dans le bâtiment, bref il est devenu quelqu'un de respectable, alors qu'il n'était pas forcément conscient de ses actes il y a 27 ans.
Je persiste à penser que la religion est la cause de bien des maux sur la planète, qu'elle est le fer de lance de pas mal de guerres. Et pourtant elle apporte de temps en temps quelque miracle comme le pardon d'une fille pour son père qui l'a abandonnée à la naissance. Le mot fraternité prend alors réellement tout son sens ; quant à l'égalité ?
Ça donne à réfléchir sur nos propres existences dans un monde de consommation qui nous abreuve de loisirs!
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Publié à 03:51, le 23/04/2009, Mots clefs : |
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76% des 23 millions de votants en Afrique du Sud se sont exprimés dans les urnes hier pour les élections. Une victoire écrasante évidemment pour le parti de Jacob Zuma, l'ANC (African National Congress), avec 64% des voix. Cette victoire laisse un goût bien amer pour les représentants des autres partis (surtout dans la province du Western Cape dont la majorité va au parti du maire de Cape Town, Helen Zille, leader de Democracy Alliance).
41 partis politiques étaient présents au suffrage ! Du jamais vu dans un pays habitué à voter pour l' « unique parti » depuis 1994, l'ANC, et l'arrivée au pouvoir de Nelson Mandela. Qu'est-ce qui change dans la tête des sud africains, même depuis 2004, les dernières élections?
D'abord, une nouvelle génération de votants se présente désormais aux urnes, une génération vierge de tout apartheid ; l'ANC n'est plus l'unique motivation d'une recherche de droits et de libertés déjà acquis. Les jeunes du pays, plus cultivés que jamais, ont une vision beaucoup plus réaliste des problèmes du pays : le chômage de masse écrasé par la crise internationale, l'éducation encore déficiente, le monde médical qui a besoin de plus d'infrastructures... Ces jeunes cultivés contrastent énormément avec l'ignorance et l'inculture du nouveau président Zuma. Pour donner un exemple amusant, ce dernier aurait déclaré, après avoir eu des relations sexuelles avec une fille séropositive, que de toute façon, il ne risquait aucune contamination puisqu'il avait pris une douche juste après l'acte sexuel...
De là découle la seconde raison pour laquelle cette victoire de l'ANC est bien amère. Toutes les affaires dans lesquelles est impliqué Jacob Zuma : affaire de corruption dans une compagnie d'armement française (les relations avec Sarkozy seraient pourtant excellentes!), affaire de viol, mafia active autour du personnage, un Vladimir Poutine, en pire! Evidemment, les partisans de Zuma crient à la chasse aux sorcières, mais les faits sont là.
C'est pourquoi autant de partis sont sur la scène nationale, autant de visions différentes. La nation arc en ciel est en voie d'être la nation hétéroclite.
Qu'est ce qui va changer maintenant ? L'ANC est toujours maîtresse de sa politique sociale qui a vu énormément d'infrastures changer dans le passé ; les bidonvilles cèdent un peu plus de place à des quartiers « en dur ». Globalement, le comfort a été amélioré depuis 1994. Qu'en est-il du chômage? Qu'en est-il des problèmes de santé (TB, SIDA...). Avec la conjoncture internationale actuelle, je souhaite bien du courage au président pour soulever les fonds nécessaires en vue de régler ces problèmes. Peu de gens croient au changement, pourtant l'ANC reste une icône.
Je voudrais croire en la démocratie, en ces queues interminables de votants dans les mairies. Mais les seules queues qui m'effraient en ce moment, ce sont celles au département du travail, réclamant leur compensation chômage (l'UIF, Unemployment Insurance Fund, équivalent de notre RMI).
Je souhaite réellement un avenir meilleur pour ce pays, je reste pourtant pessimiste...
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Publié à 03:48, le 23/04/2009, Mots clefs : |
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J'ai enfin pu m'adonner ce week end à mon passe temps favori ; passer de vignobles en vignobles et comparer les qualités de vins produits.
J'ai profité d'un entretien dans un domaine d'Hermanus pour découvrir l'appellation ; je dois avouer que je suis particulièrement bluffé.
Pour résumer en quelques mots, Hermanus est un peu l'équivalent d'Arcachon pour l'agglomération bordelaise : un concentrat de riches banlieusards qui veulent un havre de paix proche de l'océan. Soit dit en passant, l'endroit attire bon nombre de touristes à partir du mois de juin en raison du passage de baleines. Les paysages valent vraiment le coup d'oeil.
Je me dirige donc tout droit vers les vignobles qui s'étalent sur une bande sud ouest / nord est d'environ 30km dans la Hemel en Aarde Valley (Heaven and Earth Valley), entourés par les montagnes de Babylonstoring et Raed Na Gael. Les premières plantations sont assez récentes puisque datant du début des années 80 (énormément d'élevages bovins dans la région avant de découvrir le potentiel des vignes). Les sols sont assez rocailleux, riches en argile ; en raison de l'influence maritime, le climat est relativement frais et parfaitement adapté à une maturation plus lente des raisins (la récolte suit en général celle de Stellenbosch avec 2 semaines de retard).
Le terrain est particulièrement bien adapté au Pinot Noir et au Chardonnay qui trouvent ici un lieu d'excellence et sans doute leur meilleure production dans le pays. Les autres cépages y trouvent également leur compte, notamment le sauvignon blanc et les cépages plus méditerranéens du type syrah, grenache et mourvèdre.
Je visitai donc samedi 5 des 15 propriétés de l'appellation ; je vous fais part de mes commentaires.
Domaine La Vierge :
La première production date de 2004. Le nom du domaine évoque tout simplement la nature des terrains utilisés pour les nouvelles plantations, la nouveauté de la cave, ainsi que l'apparition de la première méthode « Cap classique » (équivalent de la méthode champenoise) dans la vallée.
Le vignoble est plus orienté sur la production de sauvignon blanc mais s'ouvre désormais à d'autre cépages. Par ordre de gamme de prix :
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Sauvignon blanc « temptation » 2008 (capsulé à vis) : pas mal de réduction (peut être du fait du système de fermeture), bouche assez grasse , finale peu intense - 65R
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Sauvignon blanc 2008 : plus d'expression végétale et florale ; bouche grasse (légère présence de sémillon) et finale désaltérante et sur des arômes de noisettes fraîches - 75R
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Domaine des Dieux 2007 : que d'expression végétale! (poivron) ; finale longue mais manque de maturité certain - 90R
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Rosé « Temptation » 2008 (pressurage direct de Cab + 7% Viognier) : fruité explosif au nez, je regrette la texture en finale un peu tannique. - 40R
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Rouge « Temptation » Syrah Mourvèdre 2007 : beaucoup de souplesse et de fruité, malheureusement assez peu soutenue par une trame acide/tannique ; les tanins se révèlent enfin sur la finale, mais encore serrés. Pour les amateurs de vins légers. - 95R
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South Hill 2007 (100% Cab) : bonne expression fruitée au nez, l'attaque en bouche est assez légère mais la progession acido tannique est intéressante et la finale est soyeuse. (prix NC)
A retenir du domaine le potentiel de ses sauvignons blancs qui présentent une belle densité. Je mets juste un bémol à la verdeur des baies.
Domaine Newton Johnson :
La vue depuis le balcon du restaurant est assez spectaculaire
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Sauvignon blanc 2008 (capsule à vis – pointe de sémillon) : bel équilibre fruité/floral au nez, fraîcheur et minéralité en bouche – 68R (Bon rapport Qualité/Prix)
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Chardonnay 2007 (élevage 9-10 mois en barriques 25% neuves) ; citronné, vanillé, encore très marqué par l'élevage, le fond ne se montre pas vraiment à la hauteur (manque de densité) – 100R
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Pinot Noir 2007 : l'équilibre est déplacé vers le fruité et les épices ; l'ensemble est très souple mais manque cruellement de densité ; tanins encore un peu verts – 162R!!
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Syrah Mourvèdre (90/10) 2006 ; framboise/cerise à l'alcool au nez ; bouche pleine et suave et finale moyenne – 122R
Ce que je retiendrai est leur sauvignon blanc et leur syrah mourvèdre. Les prix sont cependant un peu élevés pour la qualité réelle.
Domaine Creation :
On monte légèrement en altitude pour ce domaine tout jeune également planté il y a 6 ans. Le cadre est tout aussi somptueux.
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Chardonnay 2008 (10 mois d'élevage en fût à 40% neuf) : nez délicat et complexe ; la bouche est dense sur des arômes poire caramel avec une acidité naturelle (conférée par des argiles à faible pH) désaltérante, finit un peu amer – 110R
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Pinot noir 2008 (10 mois d'élevage à 25% bois neuf) ; ensemble assez frais (bourgeon de cassis, menthol, framboise, mûre) avec une belle évolution tannique, finale assez sèche mais persistante – 115R
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Shiraz/Grenache (90/10) 2007 (10 mois d'élevage à 25% bois neuf) : très joli bouquet complexe mêlant fruits noirs, épices et fleurs ; attaque souple en bouche évoluant sur de la fraîcheur et de la minéralité – 124,50R
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Bordeaux Star Blend (42% Cab/40% Merlot/18% Petit Verdot) 2007 (14 mois en barriques à 25% bois neuf) : Nez poivronné, mentholé, plus floral à l'agitation (violette) ; fraîcheur en bouche avec une forte progression tannique et finale sèche (18% Petit Verdot!!)
La qualité d'ensemble est plutôt bonne avec une prime au Shiraz/Mourvèdre d'une concentration assez rare.
Domaine Bouchard Finlayson :
Sans doute le domaine le plus reconnu pour la qualité de ses chardonnays et pinot noirs. Peter Finlayson, le winemaker, est l'un des promotteurs de la région.
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Sauvignon blanc 2008 : belle fraîcheur sur un ensemble équilibré et ample
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Chardonnay « sans barrique » 2007 : très jolie expression minérale et florale avec une finale beurrée caractéristique
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Chardonnay « Crocodile's Lair » (élevage 6-8 mois à 20/25% bois neuf) 2008 ; les raisins proviennent de la vallée montagneuse de Villiersdorp plus en amont ; un peu de réduction et élevage marqué pour cette cuvée, la finale est cependant persistante (un peu de temps serait nécessaire pour l'apprécier)
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Chardonnay Missionvale 2008 (même type d'élevage) : complexe et parfaitement équilibré, rien à redire
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Pinot noir Galpin Peak 2008 (10 mois en barriques) : Fruit noir et pain grillé au nez ; ouvert en bouche sur des arômes de prune, cassis, réglisse et épices douces, tanins déjà soyeux, très bel équilibre et finale longue et désaltérante
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Hannibal 2006 (Blend de Sangiovese, Pinot noir, Nebbiolo, Mouvèdre, Barbera et Shiraz) : Très complexe au nez avec une bouche à la trame tannique encore un peu serrée et alcooleuse, l'équilibre est néanmoins très bon.
Je crois qu'il n'y a rien à redire à ces vins d'une finesse et pureté incroyables, si ce n'est peut être les prix! (La cuvée spéciale Galpin Peak que l'on a pas pu goûter – Quel dommage! – coûte dans les 550R)
Egalement il aurait été intéressant de goûter des millésimes plus anciens (la mise en bouteille récente n'a pas vraiment arrangé la dégustation).
Domaine Hamilton Russel :
Avec Bouchard Finlayson, la plus vieille propriété de la région. 52 hectares de terrains gravelo argileux.
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Chardonnay 2008 (8 mois d'élevage à 30% de bois neuf) : élégant et racé, belle minéralité en bouche, finale toastée encore un peu marquée par l'élevage - 250R
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Pinot noir 2007 (10 mois d'élevage à 35% de bois neuf) : d'une complexité incroyable, l'attaque est ample et soyeuse sur des fruits noirs, olives, épices ; la finale est longue – 270R
On atteint vraiment le summum de la délicatesse et de la finesse avec ces 2 derniers domaines. Incroyable!!
On va sans doute se faire une petite partie de festival fromage et vin à Paarl lundi. Je vous en dirai plus bientôt...
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Publié à 03:37, le 23/04/2009, Mots clefs : |
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Salut tous,
je suis un peu a la deche en ce moment mais je promets d`envoyer des articles sous tres peu.
Pour resumer, mon contrat a Glenelly est termine et et je suis de nouveau en recherche d`un boulot. J`ai quelques pistes a droite a gauche mais rien de definitif. J`attends donc des reponses. J`en profite pour faire quelques degustations dont je vous laisserai les commentaires bientot.
J`en ai profite pour rajouter 4 photos.
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Publié à 03:23, le 19/04/2009, Mots clefs : |
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A l'issue de cette semaine, il ne nous reste plus que 10 cuves à écouler. Le moral est toujours au beau fixe. L'équipe est d'autant plus excitée que le gros du travail est derrière nous. Les uns chantent à tue-tête, les autres dansent sur des rythmes endiablés. L'Afrique du Sud est un drôle de pays où tout le monde se côtoie sans distinction sociale. Black is Magic! Comme dirait Gérome, un pote de la cave. Tout le monde est frère. Cette immense communion pourrait être pesante mais elle est à la base de la culture africaine et venir en Afrique du Sud c'est avant tout accepter de partager son existence avec les gens qui nous entourent.
Sans vouloir faire du syndicalisme CGTiste, je m'étonnais des bas salaires pratiqués pour des employés qui se défoncent du lundi au vendredi sans même compter leurs heures supplémentaires et qui viennent toujours avec la même joie de vivre, qui chantent dans les cuves quand ils décuvent (vous en connaissez beaucoup des gens qui chantent dans les cuves dans ces moments là?). J'essayais de comprendre. Après tout, c'est la base tarifaire appliquée à quasiment l'ensemble des wineries régionales. Pourquoi des organisations ne viendraient pas défendre l'intérêt des travailleurs et exiger auprès des patrons des plus hauts salaires.... J'avais oublié qu'on était en Afrique du Sud et pas en France!
Ici le travail fait partie de l'identité sociale et contribue à faire vivre la famille. Il est donc doublement important dans un pays où les chiffres du chômage sont affolants. Il est obligatoire car la nourriture ne tombe pas du ciel, et il est une source d'enrichissement personnel (« je travaille donc je suis »). A cela, on ne peut refuser un travail même si les salaires sont bas.
Evidemment, les patrons, de toute origine, profitent de ce système. Rappelons néanmoins que le pays est en pleine mutation économique ; une grosse partie des dépenses gouvernementales va aussi dans la reconstruction des townships, l'implantation d'écoles, d'hôpitaux... Tout n'est pas négatif. A la génération vivant sous l'apartheid qui s'est vue ghettoisée sans accès à l'instruction, succède une génération avide de savoir. Les finances restent un problème pour continuer ses études mais il n'est plus rare dans la famille qu'au moins une personne bénéficie des quelques épargnes réalisées pour aller au delà du Matriek (l'équivalent du BAC). Les choses évoluent dans le bon sens ; c'est en tout cas ma vision optimistique du pays.
Tout n'est pas parfait! Je m'en rends compte quand je regarde (les quelques fois où je suis devant) la télévision. Mon Dieu! (C'est le cas de la dire) le nombre d'émissions religieuses et d'interventions de quelques minutes pendant la publicité pour dire que le chemin de Dieu est le bon. Mais c'est insupportable! (Je suis désolé de dire ça, Philippe) Chacun a le droit de choisir sa voie mais ici le bourrage de crâne est une habitude culturelle. Des messages mielleux à longueur de journée et la plupart des gens y croit dur comme fer. Je n'ai absolument rien contre la religion, si elle est un choix délibéré et réfléchi, mais pas quand elle innonde le média culturel le plus apprécié des sud africains.
Tous les programmes se veulent lissés, sans contenu choquant explicite, sans violence, sans sexe. (Il faut aimer les films des années 50 à 70, les reportages sur les crustacés...) Quelle hypocrisie! A cela s'ajoutent des programmes à l'américaine : dénoncer le voisin qui trompe sa femme, des talk shows à la Jerry Springer Show où des « comédiens » se bastonnent pour des histoires inventées de pure pièce. Les programmes par dessus tout sont coupés toutes les 5 à 10 minutes par une pause publicitaire avec au moins une réclame pour de la bière, du whisky ou du brandy (il n'y a pas la loi Evin, ça c'est clair!). Je trouve que ça fait un peu désordre au milieu d'émissions qui se veulent « propres ».
Le problème de l'alcool, pour faire la transition, est également un gros problème dans les townships. Heureusement, Super Gouvernement a trouvé la solution : cloisonner la vente d'alcool dans des liquor stores qui seront fermés à partir d'une certaine heure le soir, après 18h le samedi soir et tout le dimanche, histoire de contenir un peu une consommation déraisonnablement élevée. Le seul endroit où vous trouverez de l'alcool pendant les horaires de fermeture des liquor stores, beh c'est évidemment dans les townships!! Immense hypocrisie encore! Je commence à connaître du monde maintenant en townships et la consommation régulière d'alcool est un gros problème pour environ 25% des gens (frigo vide, tout l'argent passe dans l'achat de bière et autres).
Vivement la Coupe du Monde 2010 pour que tous ces problèmes soient gommés et que la grandeur de l'Afrique du Sud resplendisse comme en Chine pour les Jeux Olympiques...lol
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Publié à 03:43, le 5/04/2009, Mots clefs : |
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Pas grand chose de spécial ce week end si ce n'est que mon contrat se termine le 15 avril et qu'il ne me reste plus beaucoup de temps pour trouver un autre job dans une winery. Je commence donc les prospections dès maintenant, en espérant que Glenelly pourra être un tremplin suffisant pour débuter quelque chose ici.
Les écoulages se succèdent à vive allure maintenant. Le vin circrule beaucoup en ce moment. Les 2008 sont soutirés de leur barrique et remontés en cuve, tandis que les 2009 descendent en barrique. Il faut faire de la place pour accueillir les gouttes et les presses des cuves écoulées. C'est un vrai travail de logistique même si la cave est très correctement équipée du point de vue cuverie.
On profite de ces derniers week ends tranquilles avec Chris pour aller faire une balade sur le waterfront à Cape Town. L'endroit est assez touristique mais ce samedi semble être calme ; quelques concerts de rock/jazz, spectacles improvisés, expositions... En plus il fait beau pour ne rien gâcher. On décide d'aller visiter l'aquarium Two Oceans qui brasse une quantité impressionnante de bassins avec des poissons de toute sorte des océans atlantique et indien. Le bassin des prédateurs avec ses fameux requins blancs reste bien sûr l'attraction principale.
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Publié à 03:56, le 29/03/2009, Mots clefs : |
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Voila ou on etait ce week end avec Chris et sa cousine Rachel. Bloubergstrand dans la banlieue nord du Cap. La vue y est des plus celebres sur Table Mountain. C`est aussi un point d`embarcation pour Robben Island.
On a essaye de mettre les pieds dans l`eau ; je pense que la temperature ne depassait pas les 13 deg. Enfoires de courants marins du sud (il pourrait pas y avoir un El Nino qui rechaufferait tout ca, Benji?)
On est ensuite redescendu sur le Cap se faire un petit soleil couchant sur le dos de Lion`s Head sur la route de Signal Hill.
Depuis le sommet, on apercoit les travaux pour le nouveau stade du Cap, GreenPoint Stadium (speciale dedicace pour Ben toujours attache aux nouvelles sportives) qui devrait etre utilise pour la World Cup 2010. Ils ne font pas les choses a moitie ; toutes les routes sont en travaux, les trains devraient etre repeints, de nouveaux designs de bus sont attendus (que de l`ultra moderne), la facade de l`aeroport du Cap est en train d`etre refaite...
Que du beau, que du neuf ! Avec ca, la fierte sud africaine devrait remonter encore un peu!
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Publié à 03:15, le 22/03/2009, Mots clefs : |
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Les vendanges arrivent enfin à leur terme. Il reste quelques raisins collectés auprès d'autres propriétés viticoles, de quoi remplir 4 cuves et basta.
Il est temps que le rythme décélère un petit peu. Mon expérience dans la vinification n'est pas énorme mais je dois avouer que ces vendanges là m'ont bien fatigué. Bien évidemment il reste maintenant à presser le marc de 31 cuves avec une semaine prochaine très chargée en écoulages. Je pense que je n'ai pas fini d'en baver.
Si on commence à faire un tour d'horizon de la récolte, on peut espérer un millésime exceptionnel. Les expressions aromatiques sont intenses ; les cabernets pour la plupart ont une structure ample avec des tanins soyeux, les merlots ont de belles densités, les petits verdots sont des petites bombes et les shiraz ont un volume impressionnant (spécialement les cuves vinifiées avec de la rafle).
Enfin avec ce post vous pouvez voir 2 photos de l'intérieur de la cave et de la vue côté baie vitrée. Tante May a vraiment dépensé sans compter!
Les ouvriers du bâtiment sont toujours sur les finitions, ce qui ne manque pas de nous perturber (l'électricité coupée pendant les remontages, l'eau coupée pendant les nettoyages, le bruits des scies circulaires sur le métal....). Si tout se passe bien, le bâtiment est prévu d'être ouvert à la visite en mai. Ça peut être une visite très sympa pour découvrir les vignobles du Western Cape, d'autant que la cave se situe à 5 min du centre de Stellenbosch.
Voila aussi les vignobles de Glenelly quòn apercoit depuis la baie vitree.
Je voudrais pouvoir prendre plus de photos de la région, mais l'intensité du travail ne me permet pas pour l'instant de m'évader un peu. Dans quelques semaines peut être... Egalement j'aimerais dans mon temps libre visiter quelques caves et faire quelques compte rendus de dégustation. Les seules que je peux vous faire partager sont celles de :
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Chamonix à Franshoek : des blancs très typés (surtout le côté poivronné du sauvignon blanc et des chardonnay d'une belle rondeur quoique boisés à l'excès) et des rouges aromatiques pour l'entrée de gamme jusqu'à des monocépages de belle structure tannique – à recommander.
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Annandale à Stellenbosch (direction Somerset West) : uniquement des rouges vinifiés par Hempies Du Toit et son fils – des qualités exceptionnelles sur les monocépages avec des élevages jusqu'à 72 mois, mention spéciale pour le red port. Le cadre est loin des architectures modernes et fait plaisir par son accueil loin des mondanités superficielles – à découvrir.
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Remhoogte à Stellenbosch (direction Paarl) : propriété conseillée par Michel Rolland ; il est clair que son empreinte se retrouve dans les vins avec des structures de cabernets proches de celles de tannat ; néanmoins, le blend d'entrée de gamme est plutôt très agréable et abordable niveau prix, et Bonne Nouvelle est assez impressionnant de volume. Le winemaker est très sympa et plutôt bavard ; pas de prise de tête avec ces gens là et vous pouvez déguster gratuitement, ce qui devient rare dans la région.
Le soleil tape toujours aussi fort et les vents sont hurlants à Gordon's Bay. Pendant 2 semaines, les forêts de pins et d'eucalyptus, et le fynbos ont été ravagés par des incendies sur les montagnes depuis Gordon's Bay jusqu'à Stellenbosch en passant de l'autre côté à l'est par Grabouw. Du jamais vu depuis 10 ans. Je vous laisse admirer la vue depuis l'appart au plus fort de l'incendie dans la région. Plus dramatique, des hectares de vignobles sont partis en fumée (notamment les vignobles de Lourensford et Lanzerac à Somerset West).
Chris s'est mis en tête de poursuivre des études d'infirmière dans une école de Belville. Je vous mets une photo de sa tenue réglementaire (je pense que les infirmières en décolleté et mini jupes n'existent que dans les films) ; enfin le mythe fait toujours rêver (n'est-ce pas Pierrot?). La qualité des cours d'après ce que j'ai compris laisse un peu à désirer (une prof dont les horaires de présence sont de 9h à 14h mais qui ne fait cours que de 9h30 à 11h30, en récitant à toute vitesse son bouquin). Bref, j'essaie de la motiver pour passer ce cap et d'arriver enfin aux études pratiques en hôpital.
Maintenant on profite un peu de la piscine des voisins ; l'eau y est bien meilleure que les 17°C de l'océan atlantique (les gens se baignent habillés ; véridique!).
Pour les gens que ça intéresse, mon adresse exacte est :
15a Agapanthas Street
GORDON'S BAY 7140
Je ne peux pas vous redonner mon numéro de portable, on me l'a volé il y a une semaine.
A plus la compagnie...
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Publié à 04:57, le 15/03/2009, Mots clefs : |
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Salut tous,
Enfin un peu de temps pour ecrire un post.
Les vendanges sont bien chargees a Glenelly. Depuis 3 semaines, on a rentre plus de 260 tonnes de vendanges. La qualite est plus que correcte. Les vignes sont encore tres jeunes (moyenne de 4 ans) mais le potentiel est plus qu`interessant. Certains shiraz commencent a prendre en fermentation des aromes envoutants. Les cabernets ont une structure fine et un peu plus fraiche que l`ensemble, ce qui devrait remonter un peu le niveau d`acidite de l`ensemble. Les petits verdots sont en train de rentrer avec un joli potentiel de couleur et de structure. Les degres sont neanmoins tres eleves avec une moyenne avoisinant les 14.5 voire 15 pour certaines cuves. Les aromes prennent souvent des teintes confiturees. La vendange promet cependant d`etre tres belle.
On bosse en ce moment tous les jours des horaires infernaux. J`essaie de trouver le temps de dormir (par exemple pendant les remontages, le tuyau a la main imprimant une rotation automatique - pas d`allusion graveleuse!). La semaine derniere s`est soldee par 95h de boulot.
Les premiers ecoulages ont eu lieu sur merlot. Les presses sont satisfaisantes, etant donne que le marc n`est pas lessive. De bonnes qualites en devenir. La recolte devrait se tasser d`ici la semaine prochaine. J`enverrai plus de nouvelles a ce moment la.
La bise
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Publié à 02:28, le 7/03/2009, Mots clefs : |
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Salut a tous,
juste un post bref pour vous indiquer que les vendanges ont demarre lundi 9/02 a Glenelly. Je ne peux pas trop detailler le process. La cave n`est operationnelle que depuis cette annee et le tout est couvert d`une extreme confidentialite.
Ce que je peux dire, c`est que la cave est dementielle. Tout est immense! J`hesite a prendre des photos mais ce serait mal vu par mon employeur.
Premiere journee un peu chaotique mais vite rattrapee par la qualite de vendanges. Des merlots d`une belle intensite! Visite egalement de Mme de Lancquesaing, 84 ans, une forme comme jamais je n`ai vu. Carrure autoritaire mais douceur dans les propos. Vive et intelligente comme l`eclair. Elle est vraiment redoutable et sait comment se faire respecter par les maitres d`oeuvre.
J`essaierai de vous en dire plus la prochaine fois. Le soleil m`attend...
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Publié à 05:44, le 17/02/2009, Mots clefs : |
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L'histoire de Stellenbosch remonte à 1679 quand Simon Van der Stel, le gouverneur de Cape Town à ce moment là, a donné ce nom à ce bout de terre traversé par l'Eerste River (« La Première Rivière » en référence au premier cours d'eau que les colons ont suivi après leur départ du Cap). Le potentiel agricole est rapidement découvert ; dans un premier temps, les terres riches produisent fruits, légumes et céréales, qui permettent de ravitailler les embarcations européennes transitant par le cap de Bonne Espérance. Puis les premiers vignobles sont plantés, soutenus par la vague de Huguenots fraîchement débarqués, et la région de Stellenbosch devient vite un lieu de production de vins de qualité.
La réputation de ses vins a permis à Stellenbosch de devenir un haut lieu de l'éducation en Afrique du Sud avec notamment la fondation d'une des universités les plus influentes sur le continent.
En 1971, Stellenbsoch est la première ville d'Afrique du Sud à établir une route des vins afin de connecter les différents vignobles dans un souci de favoriser le tourisme. Depuis, de nombreux sponsors permettent de mettre à jour les infrastructures vinicoles ; la plupart des grands domaines sont désormais à la pointe du progrès en terme d'équipements, possèdent des restaurants avec terrasses pour mettre en valeur les vins et les paysages. Le tourisme de proximité reste essentiel avant d'asseoir une réputation internationale.
De manière simplifiée, la région autour de Stellenbosch se découpe en 5 vignobles :
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Simonsberg (domaines réputés -DR- :Kanonkop, Remhoogte, Camberley, Delaire, Tokara...)
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Stellenbosch Berg (DR : Neil Ellis, Blauwklippen...)
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Helderberg (DR : Annandale, Ernie Els, Vergelegen...)
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Stellenbosch Hills (DR : Middelvlei, Neethlingshof...)
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Bottlelary Hills (DR : Hartenberg, Beyerskloof, Villiera...)
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Publié à 11:14, le 7/02/2009, Mots clefs : |
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